PERTINENCE DE L’IMAGERIE

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Pertinence de l’imagerie

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En cas de cervicalgie non traumatique

Les cervicalgies non traumatiques sont fréquentes. Il s’agit le plus souvent de cervicalgies communes, sans signes d’alerte (drapeaux rouges) orientant vers une atteinte nécessitant une prise en charge spécifique et/ou urgente ; leur évolution est dans la majorité des cas spontanément favorable. Plus rarement, les cervicalgies sont secondaires à une maladie inflammatoire rhumatismale, infectieuse, vasculaire ou tumorale.

En cas de cervicalgie non traumatique, l’imagerie cervicale :

  • est indiquée d’emblée en cas d’épisode de cervicalgie associée à des drapeaux rouges ;
  • doit se discuter en cas d’épisode de cervicalgie commune persistant plus de 4 à 6 semaines ;
  • n’est pas indiquée en cas d’épisode de cervicalgie commune (avec ou sans radiculalgie) évoluant depuis moins de 4 à 6 semaines.

 

Choix de l’imagerie cervicale de 1ère intention lorsqu’elle est indiquée :

  • si signes évoquant une maladie inflammatoire rhumatismale, infectieuse ou tumorale : IRM ;
  • si signes de dissection artérielle cervicale : angio-IRM ;
  • si cervicalgie commune persistant plus de 4 à 6 semaines : IRM si présence de radiculalgie, radiographies si absence de radiculalgie ;
  • avant un geste invasif : IRM.

En cas de lombalgies commune

En l’absence de drapeau rouge, il n’y a pas d’indication à réaliser une imagerie rachidienne dans le cas d’une poussée aiguë de lombalgie (grade C).

Il est recommandé d’expliquer au patient pourquoi une imagerie n’est pas nécessaire (AE).

En l’absence de drapeau rouge, iI est recommandé de réaliser une imagerie rachidienne en cas de lombalgie chronique (au-delà de 3 mois) (AE) : la réalisation d’une IRM est recommandée (ou un scanner en cas de contre-indication à l’IRM) (AE).

Si un geste invasif (infiltration épidurale voire chirurgie rachidienne) est envisagé, une imagerie rachidienne (IRM ou scanner si contre-indication) est conseillée (sauf chez les patients hyperalgiques afin de ne pas retarder leur prise en charge) (AE).

En l’absence de drapeau rouge, il n’y a pas d’indication à réaliser des radiographies isolées en dehors de la recherche d’une instabilité ou d’un trouble statique rachidiens (AE).

Il n’y a pas d’indication à renouveler l’imagerie en l’absence de modification des symptômes (AE).

Il est important d’expliquer au patient l’absence de corrélation systématique entre les symptômes et les signes radiologiques. Il est recommandé d’expliquer et de dédramatiser les termes médicaux et techniques des comptes rendus d’imagerie (AE).

En cas de gonalgie chez l’adulte

DRAPEAUX ROUGES

  • Douleur de type non mécanique : douleur d’aggravation progressive, présente au repos et en particulier durant la nuit.
  • Symptôme neurologique étendu (déficit dans le contrôle des sphincters vésicaux ou anaux, atteinte motrice au niveau des jambes, syndrome de la queue-de-cheval).
  • Paresthésie au niveau du pubis (ou périnée).
  • Traumatisme important (tel qu’une chute de hauteur).
  • Perte de poids inexpliquée.
  • Antécédent de cancer.
  • Usage de drogue intraveineuse, ou usage prolongé de corticoïdes (par exemple thérapie de l’asthme).
  • Déformation structurale importante de la colonne.
  • Douleur thoracique (rachialgies dorsales).
  • Âge d’apparition inférieur à 20 ans ou supérieur à 55 ans.
  • Fièvre.
  • Altération de l’état général.